CEE 2026 : obtenir ses certificats d'énergie
Guide CEE 2026 d'après le guide Anah de septembre 2026 : fonctionnement, travaux concernés, primes coup de pouce, démarches et cumul avec MaPrimeRénov'.
Par Jeffrey Aldebert
Sources officielles :
ANAH (Agence Nationale de l'Habitat) · ADEME · france-renov.gouv.fr
Les certificats d’économies d’énergie (CEE) sont une aide à part de MaPrimeRénov’ : ce sont des primes proposées par les fournisseurs d’énergie pour des travaux de rénovation énergétique. Ce guide reprend ce que dit le guide officiel de l’Anah, édition de septembre 2026. Les montants des primes CEE ne sont pas fixés par l’Anah : ils dépendent de l’offre de chaque fournisseur, c’est pourquoi aucun montant n’est affiché ici.
Comment fonctionnent les CEE ?
Le dispositif des CEE est une obligation encadrée par l’État : il oblige les fournisseurs d’énergie à promouvoir des actions efficaces d’économies d’énergie auprès des consommateurs. S’ils ne respectent pas leurs obligations, l’État leur impose de fortes pénalités financières.
Pour cela, les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, fioul domestique, carburants pour véhicules) proposent des aides pour rénover un logement : conseils, prêts à taux bonifiés, primes pour les travaux d’installation d’équipements de chauffage et de production d’eau chaude performants, ainsi que pour la rénovation du bâti. Certains acteurs de la grande distribution ou enseignes pétrolières proposent également des primes pour l’installation de ces mêmes équipements.
Qui peut en bénéficier ?
- Les propriétaires occupants.
- Les propriétaires bailleurs et les syndicats de copropriétaires.
- Les locataires, selon les aides.
Les aides sont plus importantes pour les ménages aux ressources modestes. Lorsque le logement est loué et que le propriétaire bailleur ou son locataire est un ménage modeste ou très modeste, l’un ou l’autre peut faire une demande d’aide et justifiera sa situation de précarité énergétique.
Pour quels travaux ?
- Une résidence principale (ou secondaire selon les aides) située en France métropolitaine.
- Un logement construit depuis plus de 2 ans.
- Des travaux qui améliorent la performance énergétique du logement et respectent des exigences de performances minimales.
- Des travaux réalisés par un professionnel RGE pour les opérations pour lesquelles cette qualification existe.
La liste des opérations standardisées d’économies d’énergie est consultable sur le site du ministère de la Transition écologique : ecologie.gouv.fr.
Depuis septembre 2026, les CEE continuent de financer certains travaux réalisés de façon isolée (monogeste), alors que MaPrimeRénov’ par geste ne finance plus que le chauffage décarboné.
Les primes « coup de pouce »
Sous certaines conditions, les ménages peuvent bénéficier de primes « coup de pouce », bonifiées pour les ménages aux revenus modestes et très modestes. Elles concernent :
- le remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz par un équipement utilisant des énergies renouvelables (chaudière biomasse, pompe à chaleur air/eau ou eau/eau ou eau glycolée/eau, système solaire combiné, raccordement à un réseau de chaleur). La pompe à chaleur installée doit disposer d’un agrément en matière de qualité et de résilience industrielle ;
- le remplacement d’un équipement de chauffage au charbon par un appareil de chauffage au bois possédant le label Flamme verte ou des performances équivalentes ;
- la rénovation d’ampleur d’une maison individuelle ou d’un appartement pour certains bénéficiaires non éligibles aux aides de l’Anah (résidences secondaires et logements de moins de 15 ans classés E, F, G et décarbonés) ;
- la rénovation globale performante des bâtiments résidentiels collectifs.
À compter du 1er septembre 2026, de nouvelles bonifications renforcent le soutien de certains travaux qui ne sont plus financés par MaPrimeRénov’ : les chauffe-eau thermodynamiques et les équipements solaires thermiques. Elles sont conditionnées à la décarbonation complète du système de chauffage et/ou de production d’eau chaude sanitaire du logement après la mise en place du nouvel équipement.
Le détail est publié par le ministère de la Transition écologique : coup de pouce chauffage.
Les démarches pour obtenir vos CEE
Étape 1 : Comparer les offres avant de signer le devis
Les entreprises peuvent solliciter les ménages pour leur proposer de bénéficier des CEE. Le ménage peut aussi se renseigner lui-même auprès d’un ou plusieurs fournisseurs d’énergie et comparer les montants de CEE proposés.
Étape 2 : Obtenir l’engagement écrit du fournisseur
Les fournisseurs doivent impérativement s’engager à apporter une incitation à réaliser des économies d’énergie avant la signature du devis. L’incitation peut être déduite dans le chiffrage du devis lorsque l’installateur est partenaire. Dans tous les cas, l’engagement doit être contractuel et préciser la nature de l’incitation : réduction de prix imputée sur le devis et la facture, ou toute autre incitation (prime, conseils personnalisés, prêt à taux préférentiel, etc.). Un document doit être remis à cette fin.
Étape 3 : Signer le devis
Une fois l’offre acceptée, le ménage peut signer le devis des travaux. S’il a déjà signé le devis, il peut encore demander l’aide d’un fournisseur d’énergie dans les 14 jours après la signature du devis. Passé ce délai, il en perd le bénéfice.
Copropriété
Pour des travaux réalisés dans une copropriété résidentielle, le syndicat de copropriétaires bénéficiaire doit être inscrit au registre d’immatriculation des copropriétés.
Cumul des CEE avec les autres aides
- MaPrimeRénov’ par geste : les deux se cumulent. Le montant cumulé de MaPrimeRénov’ et des CEE ne peut pas dépasser 90 % du montant TTC de la dépense éligible pour les ménages aux revenus très modestes, 75 % pour les modestes et 60 % pour les intermédiaires.
- MaPrimeRénov’ d’ampleur : MaPrimeRénov’ n’est pas cumulable avec les aides des fournisseurs d’énergie (CEE).
- Aides des collectivités locales : MaPrimeRénov’ est cumulable avec celles-ci et avec les aides des caisses de retraite.
- Éco-PTZ : il peut financer le reste à charge, sans condition de ressources.
- TVA à 5,5 % : pour les travaux éligibles, dans un logement de plus de 2 ans.
Si le ménage touche d’autres aides en complément, il doit les déclarer : le montant de toutes les aides cumulées ne peut pas dépasser 100 % du montant TTC de la dépense éligible, quels que soient ses revenus.
Les pièges à éviter
- Signer le devis avant d’avoir l’engagement du fournisseur : au-delà de 14 jours après la signature, l’aide est perdue.
- Ne pas comparer : les montants proposés varient d’un fournisseur à l’autre.
- Accepter une « remise » sans en connaître l’origine : demandez ce que le montant déduit représente et comparez avec les offres des fournisseurs.
- Oublier la qualification RGE : elle est obligatoire pour tous les dispositifs quand elle existe pour le type de travaux. Vérifiez-la dans l’annuaire officiel de france-renov.gouv.fr.
FAQ sur les CEE
Puis-je bénéficier des CEE en tant que locataire ?
Les locataires font partie des bénéficiaires possibles, selon les aides. Renseignez-vous auprès du fournisseur d’énergie ou sur france-renov.gouv.fr.
Combien vais-je toucher ?
Le guide de l’Anah ne fixe pas de montant : il dépend de l’offre du fournisseur d’énergie, des travaux et, pour les primes bonifiées, de vos revenus. Obtenez le montant par écrit avant de signer le devis.
Source : Anah, « Les aides financières en 2026 », édition septembre 2026.
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